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Antennes du RAID et GIPN Outre Mer


À compter du 19 mars 2015, les 10 GIPN métropolitains, sont renommés " Antenne territoriales RAID "

La terminologie GIPN reste pour les unités outre-mer, au nombre de 3.

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Après les évènements tragiques des J-O de Munich et le massacre de la délégation israélienne par un commando palestinien, les polices européennes décidèrent de lancer des décrets pour former des unités capable de lutter contre les différentes formes de terrorisme et pour gérer les situations de crise ( forcené, prise d'otages, escorte ou émeutes ).

Les premiers GIPN ont été mis en place, le 27 Octobre 1972, soit un an et demi avant le GIGN et treize ans avant le RAID. Ils interviennent à la demande des services de police, des juges ou des procureurs. Composé d'un effectif d'une trentaine d'hommes ils disposent des dernières armes et des équipements les plus sophistiqués.

A l'époque 11 groupes d'intervention sont formés sur le territoire national. Leur nombre est ramené à 7 en 1985, puis porté à 9 avec les créations des GIPN de La Réunion (1992) et de Nouvelle-Calédonie (1993). Puis à 10 en 2007 avec la création du GIPN de Guadeloupe.

Le premier a créé se type d'unité fut le commissaire divisionnaire Nguyen Van Loc, créateur du GIPN de Marseille.

Recrutement

Pour pouvoir passer les tests d'entrée, il faut être au préalable, gardien de la paix ou officier, avoir au moins cinq ans d'ancienneté et moins de 35 ans (38 ans pour les officiers). Les sélections ont lieu une fois par an.

Elles sont communes avec celles du RAID. La première phase est constituée de pré-requis physiques qui sont évalués par les délégations régionales au recrutement et à la formation de la Police nationale (DRRF) : montée de corde, pompes, tractions, relevé de jambes, dips et test de Cooper.

Une fois cette étape franchie et le dossier du candidat étudié, celui-ci est convoqué à une semaine de sélections physiques, psychotechniques et techniques d'un niveau très élevé. On y trouve des tests psychologiques, de la conduite de véhicule, des parcours professionnels, du tir, de la natation, une marche commando, des tests de cran, de vertige, de claustrophobie, d'escalade ... et des tests de combat : au sol, en boxe anglaise, puis en pieds/poings. Tous les instructeurs ont un niveau national au minimum. Les meilleurs candidats sont retenus à la fin de la semaine et sont soit affectés immédiatement, soit placés dans un vivier en attendant qu'une place se libère.

Ils suivront tout au long de leur carrière un entraînement rigoureux et des tests triennaux vérifiant qu'ils ont toujours le niveau requis.

A l'issue de ces épreuves, une vingtaine de candidats reçoivent l'habilitation RAID et sont affectés dans les groupes, où leur formation commence.

Organisation

Les Antennes RAID dépendent de la direction générale de la Police nationale (DGPN).

Depuis le 1er janvier 2014, les Antennes RAID sont placés sous l'autorité du Chef de la Force d'intervention de la police nationale (FIPN), chef du RAID. Ce rapprochement organique, budgétaire, structurel et opérationnel a pour but de renforcer la cohésion du dispositif d'intervention de la Police Nationale.

Composés de fonctionnaires de police recrutés selon des critères très sélectifs, dotés de matériels performants et soumis à un entraînement rigoureux et suivi, les Antennes RAID et les GIPN outre mer, peuvent se définir comme des groupes de policiers au service d'autres policiers.

Ils interviennent en relais des autres services de la Police Nationale, chaque fois que la situation l'exige, avec le souci constant de préserver l'intégrité physique des intervenants et de n'utiliser la force strictement nécessaire qu'en dernier recours.

Répartition des Antennes RAID et GIPN

- Antenne RAID Bordeaux
- Antenne RAID Lille
- Antenne RAID Lyon
- Antenne RAID Marseille
- Antenne RAID Nice
- Antenne RAID Rennes
- Antenne RAID Strasbourg
- Antenne RAID Toulouse
- Antenne RAID Montpellier
- Antenne RAID Nancy

- GIPN de Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
- GIPN de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)
- GIPN de Saint-Denis (La Réunion)

Armements et équipements

Dans leur arsenal on retrouve toutes les gammes d'armes, du fusil à pompe, au fusil d'assaut en passant par les revolvers et pistolets automatiques.

- Les pistolets Glock modèle 17 et 26
- Les pistolets mitrailleurs HK MP5
- Les fusils d'assaut HK G36C et la firme des SSG 551 et 552 commando
- Les fusils à pompe Mossberg 590, Remington 870 et Molot VEPR
- Les tireurs de précison ont des fusils PGM Ultima Ratio intervention et Commando II ainsi que des Sako TRG42
- Armes non létales type LBD 40mm et Tazer X26.
Ainsi que des grenades à effet de souffle, lacrymogène et flash bang.

Quant à l’équipement de protection personnelle, il se compose d'un casque kevlar avec visière pare balles, d'un gilet pare-balles lourd, de coudières et genouillères, ainsi que de boucliers balistiques individuels et collectifs sur roues.

Une journée "ordinaire"

Les hommes du groupe entrent en action là où les situations sont les plus critiques : ils sont notamment formés pour mettre hors d’état de nuire terroristes et forcenés. Leur force réside dans la rigueur de leur entraînement.

La scène se déroule, mercredi 29 janvier, sur le versant sud de la colline de la Mûre, dans les hauteurs du quartier de Saint-Jérôme, à Marseille. Le ciel est dégagé. Il fait un froid glacial et le vent souffle à plus de 100 km/h.

La garrigue s’étend à perte de vue. Il n’y a pas âme qui vive. Soudain, surgis de nulle part, des hommes portant d’épaisses combinaisons sombres et des cagoules noires investissent un petit sentier de terre.

Ils sont armés de fusils d’assaut et équipés de boucliers blindés, surmontés de caméras miniatures. Dans le même temps, un autre groupe se positionne un peu plus haut, derrière une camionnette. Plus loin, en tenue de camouflage, des policiers se rapprochent de la vieille bâtisse qui surplombe le site. Ils ont rampé, invisibles, depuis le flanc de la colline. Pendant de longues minutes, tous ces hommes équipés d’oreillettes, vont rester immobiles, à l’affût, à l’écoute des instructions de Didier A., le patron de l'antenne RAID de Marseille.

Inlassablement, les policiers vont alors répéter les mêmes séquences d’intervention. Ils vont s’interrompre, puis recommencer. Ils vont gravir au pas de course les pentes broussailleuses de la colline et les redescendre face contre terre, selon un plan décidé une heure plus tôt dans les conditions du réel. L’exercice du jour consiste à maîtriser un forcené, un ancien légionnaire qui a blessé des automobilistes et a tiré une centaine de cartouches depuis la maison où il s’est retranché.

Ce fait divers s’est réellement passé à Lille, une semaine plus tôt, dans le même environnement. "Toutes les opérations délicates sont systématiquement reprises par l’ensemble des antennes RAID de France, pour améliorer nos techniques d’intervention", explique en substance le commandant de police. Fin d’exercice. La nuit vient de tomber. Le forcené, en fait, un policier en civil, a été maîtrisé. Quatre heures se sont écoulées.

Les opérations prioritaires

En 2015, pour Marseille, les policiers d’élite qui les composent sont intervenus une centaine de fois. Et ont eu notamment 26 interventions prioritaires (forcenés, prises d’otages).

"Chacun des policiers qui a intégré le groupe a d’abord été sélectionné sur dossier", commente Didier A. "Puis a suivi dix jours de tests dont une étude psychologique et de grosses épreuves physiques". "La plupart des candidats ont une spécialité (sport de combat, tireur d’élite, etc...)

"Mais ce n’est pas une nécessité. Chaque année en France, sur 600 demandes, seuls 20 fonctionnaires en moyenne intègrent le Groupe". Outre les opérations prioritaires, l'antenne RAID de Marseille a des missions d’assistance, de protection de personnalités.

On fait également appel à cette unité d’élite pour les interventions à l’intérieur des prisons (émeutes), les événements politiques, les procès ou les reconstitutions d’homicides dans des quartiers jugés à risques. Ces policiers sont aussi chargés de la formation interne au sein de la police nationale et à l’étranger.

Polyvalents, mais tous spécialisés (combat, effraction, escalade, tir, etc.), ils sont soumis à un entraînement de Spartiates et sont en alerte 24h/24, 365 jours par an. Mais ils ont le même salaire et le même statut que leurs collègues de la police nationale.

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